Les 10 découvertes scientifiques québécoises de l’année 2016 selon Québec science

Chaque année, le magazine scientifique québécois grand public, Québec science, présente dans un numéro spécial les 10 percées scientifiques majeures qui ont marqué l’année. Retour sur ces travaux de recherche des universités québécoises qui ont retenu l’attention en 2016 !

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Pour la 24e édition, Québec Science a choisi ses 10 découvertes québécoises les plus impressionnantes de l’année 2016. De l’observation des planètes au développement de nanorobots naturels en passant par l’étude des animaux, de nombreuses disciplines et universités sont représentés dans ce palmarès.

GEOLOGIE | Université du Québec à Montréal
Une chercheuse de l’UQAM remet en cause les modèles concernant la dynamique du manteau terrestre en démontrant le caractère hétérogène du manteau de la terre. C’est grâce à l’étude de la composition isotopique d’une roche provenant du Nunavut que l’équipe de Hanika Rizo a pu faire cette découverte.

SANTE | Université de Montréal
Une équipe du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’UdeM a franchi une étape importante dans la mise au point d’un traitement pour guérir l’infection au VIH-sida. L’équipe du Dr Daniel Kaufmann de l’UdeM, a conçu une technique de détection remarquablement précise des rares cellules qui cachent le virus et résistent aux traitements antirétroviraux.

PHYSIQUE | Institut national de la recherche scientifique
Une équipe québécoise de l’INRS vient de faire un « pas de géant » dans la mise au point des ordinateurs quantiques grâce à une percée en physique optique. Pour la première fois, des chercheurs ont réussi à générer simultanément des bits quantiques (qubits) constitués de multiples photons intriqués, en intégrant un peigne de fréquences optiques.

GENETIQUE | Institut de recherches cliniques de Montréal –McGill / UdeM
Dans nos gènes se cachent les archives de notre évolution. Une équipe de recherche a découvert comment le nombre de doigts de nos lointains ancêtres a été fixé à cinq par main. Il s’agirait d’une absence d’expression du gène Hoxa11 à l’extrémité de l’avant-bras.

NEUROBIOLOGIE | Institut Douglas / McGill
Une équipe de recherche canado-suisse menée par Sylvain Williams a démontré pour la première fois que le sommeil paradoxal est essentiel pour consolider notre mémoire récente. Pour réussir cette démonstration, Richard Boyce a utilisé l’optogénétique, une technique qui permet d’éteindre ou d’allumer certains neurones grâce à un faisceau lumineux. Les résultats de l’étude pourraient avoir des implications cliniques importantes sur des maladies du sommeil ou neurodégénératives.

ASTRONOMIE | Université de Montréal
Une équipe internationale d’astronomes a pu observer pour la toute première fois un système planétaire en pleine décomposition. Grâce aux données du télescope spatial Kepler, l’équipe a pu voir en temps réel une naine blanche attirer et désintégrer une planète tellurique. Ce nouvel élément explique au passage la pollution aux métaux lourds autour de certaines de ces étoiles.

ZOOLOGIE | Université Laval
Une équipe de chercheurs supervisée par le biologiste Julian Dodson, de la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval, a élucidé un mystère vieux de 100 ans entourant le lieu de reproduction des anguilles d’Amérique. A l’aide d’émetteurs sophistiqués, les chercheurs ont réussi à prouver que la migration reproductrice de ces poissons les conduit bel et bien dans la mer des Sargasses au terme d’un périple de 2400 km.

NANOTECHNOLOGIE | Polytechnique Montréal
Une équipe multidisciplinaire de Polytechnique Montréal a mis au point une nanotechnologie qui permet de faire circuler dans le système sanguin, des bactéries transportant des bactéries chargées de médicaments et de matériaux magnétiques vers des cellules de tumeur, chez la souris.

NEUROLOGIE| Université McGill
Margaret Magdesian et Peter Grütter, de l’Université McGill ont mis au point une technique pour reconnecter des neurones de rats. Pour cela, les chercheurs ont utilisé un microscope à force atomique pour attacher une minuscule bille de polystyrène de quelques micromètres de diamètre à un segment de neurone agissant comme transmetteur qu’ils ont ensuite étiré, comme s’ils avaient tiré sur un élastique, pour le connecter avec le segment du neurone servant de récepteur.

PHYSIQUE | Polytechnique Montréal
Une puce à peine plus grosse que le chas d’une aiguille. Malgré sa petitesse, celle que le professeur Fafard tient entre ses doigts est la cellule photovoltaïque la plus efficace jamais fabriquée. Jusqu’à 70 % de la puissance lumineuse provenant d’un laser peut y être convertie en courant électrique ! Cela grâce à une microarchitecture nouveau genre.

Pour en savoir plus sur les 10 découvertes de l’année du magazine Québec Science :

- Retrouver toutes les références des articles scientifiques : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique/veille-scientifique-et-technologique/canada/article/les-10-decouvertes-scientifiques-quebecoises-de-l-annee-2016-selon-quebec

- Retrouver les modalités de sélection du jury de Québec Science et voter pour la découverte de l’année : http://www.quebecscience.qc.ca/10-decouvertes-2016/Votez

publié le 26/01/2017

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