Un meilleur accès à la profession d’ingénieur au Québec

Ce 22 octobre, un 2e avenant à l’ARM de 2008, pour la profession d’ingénieur, a été signé entre la France et le Québec. Il ouvre plus largement les portes du Québec aux ingénieurs français.

L’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), la Commission des titres d’ingénieur (CTI) de France et Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) ont signé le 22 octobre 2020 une entente qui actualise l’Arrangement sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles (ARM) des ingénieurs conclu en 2008, ce qui élargit l’accès des diplômés français en génie à la profession d’ingénieur au Québec.

L’actualisation de l’ARM permettra d’augmenter considérablement le nombre de programmes français agréés par l’OIQ, qui passeront de 400 à plus de 560. De plus, le parcours des candidats vers l’obtention du titre d’ingénieur sera plus rapide.

Présent lors de cette signature numérique, Frédéric Sanchez, Consul général de France à Québec, s’est réjoui de cette nouvelle avancée qui facilite le parcours des ingénieurs français au Québec : "Ce nouvel avenant vient renforcer la mobilité des ingénieurs entre la France et le Québec, et traduit la vigueur de la coopération franco-québécoise", a souligné le diplomate.

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« Ces améliorations démontrent le leadership de l’Ordre des ingénieurs du Québec pour faciliter l’accès à la profession aux professionnels formés à l’étranger. Par des actions concrètes, l’Ordre contribue ainsi à attirer et retenir des talents internationaux au Québec », a déclaré la présidente de l’OIQ, Kathy Baig, ing., MBA, ASC.

ARM : un parcours plus rapide
L’entente modifie les conditions actuelles d’obtention d’un permis pour les candidats français en les alignant davantage sur le programme d’accès à la profession d’ingénieur qui est suivi par l’ensemble des diplômés du Québec et des professionnels formés à l’étranger venant d’autres pays. Ce programme est basé sur une approche par compétences, tant techniques que professionnelles.

Ainsi, le nouveau parcours sera composé d’un volet théorique (formation en ligne, suivie de l’examen professionnel) et d’un volet pratique, axé sur 6 compétences à atteindre en 24 mois ou plus d’expérience pratique en génie, dont certaines compétences concernent précisément la pratique du génie au Canada. En ce moment, les diplômés français doivent réussir un examen professionnel et démontrer trois années d’expérience pertinente en génie, sans pouvoir faire valoir leurs études supérieures, et doivent travailler 12 mois au Canada sous la direction et la surveillance immédiates d’un ingénieur.

Les changements annoncés aujourd’hui entreront pleinement en vigueur en 2021, après la mise à jour du règlement qui donne effet à cette entente.

Depuis la signature de cet ARM, 1362 ingénieurs diplômés français ont été reconnus au Québec. Il y a environ 130 nouvelles demandes françaises par an.

Le texte de l’ARM "ingénieurs" : https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/emploi/Entente_Quebec-France/ARM-consolide-ingenieurs-MRIF.pdf?1560275216

publié le 04/11/2020

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